PTC, HEC-10, THCX, 10-OH-HHC : comment reconnaître les cannabinoïdes de synthèse ?
En bref : le PTC (« pète ton crâne ») contient généralement un cannabinoïde de synthèse, et le HHC en est un : ce sont des molécules fabriquées en laboratoire, dont certaines peuvent avoir des effets bien plus forts que ceux du cannabis. Depuis l’interdiction du HHC en 2023, puis de molécules voisines en 2024, de nouveaux produits ont pris le relais : des noms commerciaux comme HEC-10, VMAC, N7T, THCX ou CBDX, et des molécules nouvelles comme le 10-OH-HHC. Ils sont souvent vendus comme « le CBD le plus puissant », sans analyse publique de ce qu’ils contiennent. On en retrouve dans des produits vendus comme du CBD, le plus souvent sans que l’acheteur le sache. Chez Les Frères CBD, nous n’en avons jamais vendu et nous n’en vendrons jamais : nos fleurs de CBD sont 100 % naturelles. Voici comment reconnaître ces produits, ce que dit la loi et comment nous choisissons les nôtres.
Qu’est-ce qu’un cannabinoïde de synthèse ?
Un cannabinoïde est une molécule de la même famille que le CBD et le THC. Le chanvre en produit naturellement plus d’une centaine. Un cannabinoïde de synthèse, lui, est fabriqué en laboratoire, puis vendu en liquide pour vapoteuse, en poudre, ou pulvérisé sur des plantes séchées. On parle aussi de « drogue de synthèse », de « cannabis de synthèse » ou, à tort, de « THC synthétique » : la plupart de ces molécules ne sont pas du THC.
Naturel, hémisynthétique, de synthèse : quelle différence ?
| Famille | D’où vient la molécule | Exemples | En France |
|---|---|---|---|
| Naturels | Produits par la plante elle-même | CBD, CBG, CBN*, THC | CBD, CBG et CBN non classés stupéfiants ; THC limité à 0,3 % dans un produit au CBD |
| Hémisynthétiques | Absents de la plante, ou seulement à l’état de traces, et fabriqués en laboratoire à partir d’un cannabinoïde naturel, souvent le CBD | HHC, H4-CBD, THCP, 10-OH-HHC, delta-8-THC | HHC, H4-CBD, THCP et de nombreuses molécules voisines classés stupéfiants depuis 2023 et 2024 |
| De synthèse | Entièrement fabriqués en laboratoire | CUMYL-PINACA, EDMB-4en-PINACA, 5F-ADB | Beaucoup sont classés stupéfiants ; de nouvelles molécules apparaissent chaque année |
* Le CBN est bien produit par le chanvre, mais en petite quantité : celui du commerce est le plus souvent obtenu en laboratoire à partir du CBD. C’est pourtant la même molécule que celle de la plante, et l’ANSM l’a expressément laissé hors de son classement de 2024.
Dans le langage courant, et dans la suite de cet article, on appelle « cannabinoïdes de synthèse » ces deux dernières familles. Les hémisynthétiques sont aussi vendus sous le nom de « néo-cannabinoïdes ».
Le PTC (« pète ton crâne »), c’est quoi ?
Le PTC, pour « pète ton crâne », ne contient pas de THC. Selon Drogues Info Service (Santé publique France), il s’agit généralement d’un cannabinoïde de synthèse, vendu en liquide pour vapoteuse, pulvérisé sur des plantes séchées ou en poudre. Il circule aussi sous d’autres noms, comme Buddha Blue, Spleen ou K2. Selon la Direction générale de la santé, ce sont surtout des liquides pour vapoteuse, incolores et inodores, parfois présentés comme du CBD ou comme des produits licites.
Le 11 juin 2026, la Direction générale de la santé a alerté les professionnels de santé : près de 500 intoxications signalées entre début 2025 et le 30 avril 2026, dont 71 % de cas graves et 2 décès. Plus de 70 % des personnes touchées étaient des adolescents de 13 à 18 ans. Les effets décrits vont de l’agitation et des crises de panique aux hallucinations, pertes de connaissance, convulsions et idées suicidaires.
HEC-10, VMAC, THCX, CBDX : que cachent les « nouvelles molécules » ?
Le HHC a été interdit en juin 2023, puis le H4-CBD, le THCP et toute une famille de molécules voisines en juin 2024. Depuis, de nouveaux noms ont pris le relais : HEC-10, VMAC, THCX, CBDX, T9HC, CB9, MCPN, MCPB, N7T… Ils sont souvent présentés comme « le CBD le plus puissant », « légal » ou « 100 % légal ». En 2025, l’OFDT a identifié 15 cannabinoïdes hémisynthétiques différents dans les herbes et résines qu’il a fait analyser.
Que contiennent vraiment ces noms commerciaux ?
Difficile à dire. Derrière HEC-10, VMAC, THCX, CBDX, T9HC, CB9, MCPN ou N7T, nous n’avons trouvé ni nom chimique, ni analyse publique (en octobre 2026), et la composition annoncée change d’un vendeur à l’autre : le THCX est décrit sur un site comme un nouveau cannabinoïde de synthèse dérivé du THC, sur un autre comme un simple mélange de CBD, de CBG et de CBN. L’OFDT range d’ailleurs le VMAC parmi les appellations commerciales qui ne fournissent « aucune indication sur leur composition ».
Et quand une composition est affichée, elle peut surprendre : en octobre 2026, nous avons encore lu la description d’un de ces mélanges, présenté comme conforme à la réglementation, qui annonce du THCP, du HHCPO et du H4-CBD, trois molécules classées stupéfiants depuis le 3 juin 2024. Certains mélanges ajoutent même des ingrédients qui ne viennent pas du chanvre, comme un extrait de lotus bleu, une plante.
HEC-10, MCPB, 10-OH-HHC : de quoi parle-t-on ?
Selon leurs vendeurs, le HEC-10 et le MCPB contiennent du 10-OH-HHC, mélangé à d’autres ingrédients. Le 10-OH-HHC est un dérivé hémisynthétique du HHC, et il est récent : l’OFDT l’a identifié 3 fois en France en 2025, et le range parmi les nouveaux produits de synthèse identifiés pour la première fois en France en 2024 et 2025. Il n’est pas nommé sur la liste des stupéfiants (version du 26 juin 2026), et nous n’avons trouvé aucun texte officiel qui tranche son cas : certains vendeurs le disent légal, d’autres interdit. Classé ou pas, nous n’y touchons pas.
Delta-8, delta-10, THC-O, THCJD : des variantes du THC ?
Oui. Le THC du cannabis est le delta-9-THC ; le delta-8 et le delta-10 en sont des formes voisines, le THC-O une version modifiée en laboratoire (un acétate de THC), le THCJD une version à la molécule allongée. Ces molécules sont fabriquées le plus souvent à partir du CBD. La liste des stupéfiants vise depuis 1990 les « tétrahydrocannabinols, leurs esters, éthers, sels » : une formule large qui, à la lettre, semble les couvrir, sans les nommer une par une. Elles circulent bel et bien : en 2025, l’acétate de THC est le cannabinoïde hémisynthétique que l’OFDT a identifié le plus souvent (12 fois), devant le delta-8, le THCP et le H4-CBD (6 fois chacun). Et l’étiquette ne dit pas toujours vrai : dans une étude américaine publiée en mars 2026, aucun des 5 liquides pour vapoteuse vendus comme du THCJD n’en contenait ; 4 sur 5 contenaient surtout du delta-8.
Pourquoi sont-ils vendus comme « légaux » ?
Les pages de vente que nous avons lues justifient le plus souvent cette légalité par un seul chiffre : un taux de THC inférieur à 0,3 %. Ce chiffre ne dit rien des autres molécules contenues dans le produit. Et une molécule qui n’est pas encore classée n’est ni autorisée pour autant, ni sans danger : c’est après des signalements d’effets indésirables graves que l’ANSM a classé, en 2024, toute une famille de molécules voisines du HHC. Notre position ne dépend pas de la liste du moment : HHC, 10-OH-HHC, nouveau nom ou nouvelle variante, classé ou pas encore, nous n’en vendons pas.
« CBD puissant », « CBD qui défonce » : que faut-il comprendre ?
Tapez « CBD le plus puissant » sur internet : vous tomberez vite sur ces nouveaux noms, présentés comme du « CBD le plus puissant légal en France ». C’est un abus de langage. Le CBD est une seule molécule, toujours la même : il n’en existe pas de version « nouvelle génération ». Un produit vendu pour « défoncer » ne mise pas sur le CBD. Il mise sur autre chose, sans dire quoi le plus souvent.
Chez nous, « puissant » veut dire une seule chose : un taux élevé de cannabinoïdes du chanvre (CBD, CBG ou CBN), mesuré en laboratoire et affiché sur la fiche. Une fleur naturelle plafonne autour de 20 % de CBD : c’est le cas de nos fleurs les plus puissantes. Au-delà, une fleur a été retravaillée. Une résine qui dépasse 20 à 25 % a reçu des cannabinoïdes ajoutés, sous forme de distillat (un extrait très concentré) ou d’isolat (le cannabinoïde purifié, en poudre) : du CBD, et parfois du CBN ou du CBG. C’est le cas de nos résines les plus puissantes. Ces cannabinoïdes ajoutés sont ceux du chanvre. Une molécule de synthèse, c’est autre chose, et nous n’en vendons pas.
Pourquoi en trouve-t-on dans des produits vendus comme du CBD ?
Parce qu’un produit ordinaire, une fois trafiqué, peut se vendre comme un produit « plus fort ». Et le phénomène est documenté : en 2025, les analyses de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) ont identifié 69 échantillons d’herbe et de résine, que leurs acheteurs croyaient pour la plupart être du CBD, qui contenaient un cannabinoïde de synthèse. À Marseille, le laboratoire de police scientifique a trouvé des molécules ajoutées dans 20 % de ses 250 analyses de cannabis en 2025 ; dans une affaire en cours, 30 % des 105 échantillons saisis dans trois boutiques de CBD étaient adultérés avec des cannabinoïdes de synthèse, selon ce même laboratoire. D’après le rapport de l’OFDT sur Marseille, ces adultérations n’ont pas eu de conséquences graves, mais elles sont préoccupantes : elles touchent surtout des personnes qui ne consomment pas de drogues illicites, et qui ne s’attendent donc pas à de tels effets.
Comment un CBD peut-il être « trafiqué » ?
Un CBD trafiqué est un produit auquel on a ajouté, sans le dire, une molécule de synthèse : elle est pulvérisée, en poudre ou en liquide, sur des fleurs de chanvre, ou mélangée à une résine. La fleur garde son aspect, et l’acheteur pense acheter du CBD. Les analyses de l’OFDT en Île-de-France montrent d’ailleurs que ces produits trafiqués contiennent peu de cannabinoïdes naturels. On parle aussi de CBD « boosté », un mot qui désigne tantôt un simple ajout de CBD, tantôt bien pire.

Quels risques signalent les autorités sanitaires ?
Le 19 juin 2025, l’ANSM et l’Anses ont alerté sur plusieurs centaines d’intoxications depuis début 2024 chez des personnes qui avaient consommé des produits présentés comme du CBD. Dans la majorité des cas, ces produits contenaient en réalité du THC au-delà du seuil légal de 0,3 % ou des cannabinoïdes de synthèse, comme le HHC, le HHC-O, le H4-CBD ou le MDMB-PINACA. Les symptômes rapportés vont de la nausée, des maux de tête et des vertiges jusqu’aux crises de panique, hallucinations, pertes de connaissance, idées suicidaires et convulsions.
Le danger tient aussi au fait que l’acheteur ne sait pas ce qu’il a entre les mains. Et selon la Direction générale de la santé, ces molécules ne sont pas recherchées systématiquement dans les analyses faites à l’hôpital, ce qui pourrait conduire à sous-estimer l’ampleur du phénomène.
À lire aussi : les effets secondaires et contre-indications du CBD, pour savoir ce que l’on connaît du CBD lui-même.
Que dit la loi en 2026 ?
| Date | Ce qui change |
|---|---|
| 13 juin 2023 | Le HHC, le HHC-acétate (HHCO) et le HHCP sont classés stupéfiants par l’ANSM : leur vente et leur usage sont interdits. |
| 3 juin 2024 | L’ANSM classe stupéfiants le H4-CBD, le H2-CBD et toute une famille de molécules de même structure chimique, dont le HHCPO et le THCP, ainsi que plusieurs cannabinoïdes de synthèse. Le CBN est expressément exclu de ce classement. |
| 6 juin 2025 | Le Conseil d’État rejette les recours contre ce classement, qui reste en vigueur. |
Et les nouveaux noms ? HEC-10, VMAC, THCX ou CBDX ne figurent pas sur la liste des stupéfiants, mais ce ne sont pas des molécules : la loi vise des substances, pas des noms commerciaux. Ce qui compte, c’est ce que le produit contient vraiment.
Le CBD, lui, n’est pas un stupéfiant : en France, un produit au CBD ne doit pas contenir plus de 0,3 % de THC (arrêté du 30 décembre 2021). Pour le détail, lisez notre article sur la législation du CBD en 2026.
Comment reconnaître un CBD naturel ?
Il n’existe pas de test maison infaillible. Mais plusieurs signaux doivent vous faire douter.
Quels signaux doivent vous alerter ?
- Une promesse d’effet fort. « Qui tape », « qui défonce », « comme le THC », « le CBD le plus puissant légal » : un vendeur qui vous promet ça doit vous mettre la puce à l’oreille.
- Un nom de code à la place d’un nom de produit. HEC-10, VMAC, THCX, CBDX, T9HC, MCPB, N7T… ou un nom de molécule fabriquée en laboratoire : HHC, H4-CBD, THCP (classés stupéfiants), 10-OH-HHC, delta-8, THC-O… Ce n’est pas un simple CBD.
- Une fleur à 30 % de CBD ou plus. Une fleur naturelle affiche en général entre 5 et 20 % de CBD ; en octobre 2026, aucune de nos fleurs en vente ne dépasse 20,15 %. Ces 20 % sont à peu près une limite naturelle : le CBD et le THC se forment ensemble dans la fleur, et une fleur qui monterait nettement au-dessus aurait de fortes chances de dépasser le taux de THC autorisé. D’expérience, une fleur à 30 % a été retravaillée après la récolte : le plus souvent pulvérisée avec du CBD ou recouverte d’isolat de CBD, au pire chargée d’une molécule de synthèse.
- Des taux absents. Un vendeur sérieux indique les taux de CBD et de THC de chaque produit. S’ils ne sont pas indiqués, passez votre chemin.
- Un liquide « CBD » au nom accrocheur, comme PTC, Buddha Blue, Spleen ou K2, souvent incolore et inodore.
Bon à savoir : en cas de doute sur un produit, ne le consommez pas et gardez-le avec son emballage. S’il pose problème, il pourra être analysé.
Peut-on le voir à l’œil nu ?
Pas forcément : une fleur pulvérisée garde l’aspect d’une fleur ordinaire. L’odeur aide davantage. D’expérience, un produit retravaillé dégage assez souvent une odeur de solvant ou d’alcool, alors qu’une fleur naturelle sent la plante, grâce à ses terpènes. Une bonne odeur ne prouve pas tout pour autant, et les liquides de synthèse n’ont souvent ni couleur ni odeur. Même une analyse de laboratoire classique, qui mesure les taux de CBD et de THC, ne recherche pas forcément ces molécules. Le meilleur réflexe reste d’acheter à un vendeur qui sait d’où viennent ses produits et qui affiche leurs taux.
Pour comparer, voici les taux de quelques fleurs et d’une résine de notre catalogue, tels qu’ils sont indiqués sur leur fiche en octobre 2026 :
| Produit | Type | Culture et origine | CBD | THC |
|---|---|---|---|---|
| Popcorn Gelato | Fleur (popcorn) | Glasshouse, France | 17,6 % | < 0,3 % |
| Amnesia Haze Luxury Edition | Fleur | Indoor, France | 15,6 % | < 0,3 % |
| Bruce Banner | Fleur | Glasshouse, Italie | 14,37 % | < 0,3 % |
| Popcorn Bubba Kush | Fleur (popcorn) | Glasshouse, USA | 20,15 % | < 0,3 % |
| Dry Sift Lemon | Résine | France | 20 % | < 0,3 % |
Notre engagement : zéro cannabinoïde de synthèse, jamais
Depuis l’ouverture de la boutique en 2021, nous n’avons jamais vendu de PTC, de HHC, de 10-OH-HHC ni aucun autre néo-cannabinoïde ou cannabinoïde de synthèse, quel que soit le nom sous lequel il est vendu. Et nous n’en vendrons jamais. Je le dis comme je le pense :
« Nous ne l’avons jamais fait et nous ne le ferons jamais : c’est jouer avec la santé de nos clients pour du chiffre, et on trouve ça honteux. »
Quelles fleurs cherchons-nous ?
Notre idée est simple : rendre le meilleur de l’indoor accessible au plus grand nombre. Ça veut dire trouver des fleurs de très haute qualité, et les vendre au prix le plus bas possible. Concrètement, nous cherchons :
- des fleurs 100 % naturelles, cultivées sans PGR, ces régulateurs de croissance chimiques qui servent à alourdir les récoltes ;
- des arômes qui se distinguent, et des fleurs aussi différentes que possible les unes des autres, pour que chacun trouve celle qui lui ressemble ;
- des taux de CBD réels, pas des chiffres délirants.
Avec qui travaillons-nous ?
Avec des producteurs partenaires, choisis un par un. Avant de travailler avec l’un d’eux, nous l’étudions, nous visitons sa ferme ou son installation indoor, nous regardons comment il cultive. Nous les connaissons, et nous savons d’où viennent nos fleurs. Nous négocions aussi nos prix : acheter à prix d’or n’est pas notre façon de faire, parce qu’on ne peut pas demander 10 € le gramme à nos clients.

Que vérifions-nous à chaque nouveau lot ?
- Une fiche de contrôle. À la réception, chaque lot est contrôlé en plusieurs points : aspect, odeur, manucure…
- Des taux mesurés en laboratoire. Chaque lot passe par le labo, et ses taux de CBD et de THC sont indiqués sur la fiche du produit.
Pour être exacts : l’analyse de laboratoire mesure les taux de CBD, de THC et des autres cannabinoïdes du chanvre (CBG, CBN…) de chaque lot ; elle ne recherche pas les molécules de synthèse. Notre engagement repose donc d’abord sur ce que nous achetons, et à qui. Une molécule comme le HHC ou un PINACA ne tombe pas dans un sachet par hasard : quelqu’un l’achète et l’ajoute, exprès. C’est pour ça que nous promettons des fleurs 100 % naturelles et zéro cannabinoïde de synthèse, mais jamais un produit « testé sans synthèse ».
Et nos produits enrichis ?
Nous préférons le dire clairement. Une résine dépasse rarement 20 à 25 % de CBD naturellement : nos résines les plus concentrées ont reçu du CBD ajouté, sous forme de distillat ou d’isolat. Quelques-unes sont aussi enrichies en CBN ou en CBG. Le CBN est un cannabinoïde naturel, mais le chanvre n’en produit que très peu : celui du commerce est le plus souvent fabriqué en laboratoire à partir du CBD, et il s’ajoute, comme le CBC, sous forme de distillat ou d’isolat. Dans une résine, le CBG peut venir naturellement de pollen de variétés riches en CBG, jusqu’à quelques pour cent ; au-delà, il a été ajouté lui aussi. Nos rocks (Moonrock, Icerock) sont, eux, des fleurs enrobées d’extrait de CBD, et nos crumbles et shatters sont des extraits. Aucun de ces produits n’est donc « 100 % naturel ». Mais les cannabinoïdes ajoutés sont ceux du chanvre (CBD, CBN, CBG, CBC), et aucun n’est classé stupéfiant : l’ANSM a même expressément laissé le CBN hors de son classement de 2024. C’est pour ça que nous parlons de fleurs 100 % naturelles, et jamais d’un catalogue « 100 % naturel ».
Bon à savoir sur le CBN : quelques clients nous l’ont signalé, avec nos produits les plus chargés en CBN, certaines personnes ressentent, assez rarement, une somnolence ou une sensation un peu « flottante ». Par prudence, ne conduisez pas et n’utilisez pas de machine après en avoir consommé.
Questions fréquentes sur les cannabinoïdes de synthèse
Le CBD est-il une drogue de synthèse ?
Non. Le CBD est une molécule produite naturellement par le chanvre, et il n’est pas classé stupéfiant ; en France, un produit au CBD ne doit pas contenir plus de 0,3 % de THC. Le principal danger signalé par les autorités vient de produits vendus comme du CBD qui contiennent en réalité autre chose, comme une molécule de synthèse.
Le HEC-10, le VMAC ou le THCX sont-ils légaux ?
Ces noms ne figurent pas sur la liste des stupéfiants, mais ce sont des noms commerciaux, pas des molécules : aucune analyse publique ne dit ce qu’ils contiennent, et leur composition annoncée change d’un vendeur à l’autre. Pas classé ne veut dire ni autorisé, ni sans danger. Le HHC, lui, est classé stupéfiant depuis le 13 juin 2023, et le H4-CBD, le THCP et de nombreuses molécules voisines depuis le 3 juin 2024.
Quelle est la nouvelle molécule de CBD la plus puissante ?
Il n’en existe pas : le CBD est une seule molécule, et il n’en sort pas de « nouvelle version ». Les produits vendus sous ce slogan contiennent autre chose que du CBD, le plus souvent sans dire quoi. Le CBD le plus « fort » reste celui qui affiche le taux le plus élevé, mesuré en laboratoire.
Peut-on faire un bad trip avec un produit vendu comme du CBD ?
Oui, surtout quand le produit contient autre chose que ce qu’annonce son étiquette. Selon l’ANSM et l’Anses, la majorité des centaines d’intoxications signalées depuis 2024 sont liées à du THC au-delà de 0,3 % ou à des cannabinoïdes de synthèse (HHC, H4-CBD, MDMB-PINACA…). À notre connaissance, un bad trip avec uniquement du CBD est quasiment impossible.
Que faire en cas de malaise après un produit vendu comme du CBD ?
Appelez le 15 en cas de symptômes graves, comme une perte de connaissance ou des convulsions. Sinon, contactez un centre antipoison ou un médecin, et gardez le produit avec son emballage : il pourra être analysé. Vous pouvez signaler l’effet indésirable sur signalement.social-sante.gouv.fr, et Drogues Info Service répond au 0 800 23 13 13 (appel anonyme et gratuit).
Vendez-vous du HHC, du 10-OH-HHC ou des « néo-cannabinoïdes » ?
Non, et nous n’en avons jamais vendu. Aucun HHC, H4-CBD, THCP, 10-OH-HHC, PTC ni aucun autre néo-cannabinoïde ou cannabinoïde de synthèse n’est entré dans notre catalogue depuis 2021, sous aucun nom.
Sources
- ANSM, classement du HHC et de deux de ses dérivés comme stupéfiants, 12 juin 2023
- ANSM, inscription de nouveaux cannabinoïdes sur la liste des stupéfiants, 24 mai 2024 (en vigueur le 3 juin 2024)
- ANSM, liste consolidée des substances classées comme stupéfiants, mise à jour du 26 juin 2026
- Conseil d’État, décision n° 494779 du 6 juin 2025
- ANSM et Anses, hausse des intoxications causées par des produits à base de CBD contenant d’autres substances, 19 juin 2025
- Le Journal du Dimanche, 13 juin 2026 : alerte de la Direction générale de la santé du 11 juin 2026
- Orange Actu (6Medias), 13 juin 2026 : même alerte de la Direction générale de la santé
- OFDT, Le Point SINTES n° 11, S. Cherki et C. Feng, juin 2026
- OFDT, tendances récentes à Marseille et en Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2025, C. Duport, juin 2026
- OFDT, tendances récentes à Paris et en Île-de-France en 2025, M. Lovera et al., juin 2026
- Munger et al., analyse de produits étiquetés THC-JD, revue Cannabis, 22 mars 2026
- Drogues Info Service (Santé publique France), le PTC ou « Pète ton crâne », 26 décembre 2024
- Arrêté du 30 décembre 2021, article 1 (Légifrance)
Article écrit en octobre 2026 par Julien, cofondateur des Frères CBD. Les taux cités sont ceux affichés sur nos fiches produit à cette date.
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